District 9, et là, c’est le drame.

Futurama

Cet été, alors que j’étais au Canada, les chaînes de tv passaient en boucle la bande annonce de District 9 qui se ponctuait par le traditionnel « AWESOME »…

Bien que cela m’ait fatigué de voir et revoir cette bande annonce, le matraquage a fonctionné et je me suis davantage intéressé à ce film après avoir lu un article en anglais sur le réalisateur de ce blockbuster : Neil Blomkamp.

Dans cet article de presse, j’apprenais que ce jeune réalisateur (à peine 30 ans) était né à Johannesburg et que District 9 était un film d’action mais avec l’apartheid en toile de fond. Ah bon, oui mais encore ?

L’idée de base de District 9, c’est la venue d’un vaisseau rempli d’aliens tout affaiblis qui reste bloqué au dessus de la ville de Johannesburg. Jusqu’ici tout va bien.

Ces aliens (surnommées « prawns » (crevettes) dans le film) sont aussitôt parqués dans des camps style bidonvilles parce qu’ils sont tout moisis et inoffensifs. Et puis au bout de 20 ans, la population de Johannesburg en a marre parce que ces aliens pourris sont sales, débiles, volent des choses, etc. En plus, ils adorent la bouffe pour chat, …no comment.

Réaction de la MNU, ONU quoi, on va les évacuer en dehors de la ville afin que les gens ne les voient plus et soient en sécurité.

Un gentil héros néerlandais, présenté comme un benêt et qui l’est, a été chargé par son beau père de prendre en charge le transfert des aliens du District 9 vers un autre camp super mieux avec des tentes blanches. L’opération part en vrille, le héros se prend un liquide sur le visage, vomit, tousse, a des sueurs (non c’est pas la grippe A) et se transforme petit à petit en crevette…Cool hein ?! Non, c’est pas cool en fait parce que ça lui attire plein d’emmerdes. Pourquoi ? Je vous le dis pas car c’est the intrigue of the film.

Bref, résultat, le pauvre néerlandais blanc bec se fait poursuivre et le monde entier veut sa peau, un truc de ouf mon frère.

Bon et puis, en fait, à force d’être traité comme un paria et que la nourriture pour chat c’est pas si dégueulasse, le néerlandais se met à comprendre tout plein de trucs sur les aliens-crevettes et il va même les aider à regagner leur planète ! (même si une première fois, il tatane son pote alien parce que celui-ci a préféré s’occuper de ramener ses amis aliens sur sa planète plutôt que d’accepter de le soigner).

Le benêt raciste devient alors un mec qui a du styyyle, moins raciste, sachant se sacrifier pour ses potes et qui conserve un côté humain romantique même s’il devient 100% crevette.

FIN.

Ah ouais, non mais attends, ah ouais, c’est ça le film d’action réfléchi avec l’apartheid en filigrane. Ah ouais, non mais truc de ouf, je comprends grave, trop bien fait le truc !!

Sincèrement, il n’y a rien de réfléchi ou alors c’est extrêmement grossier avec des grosses ficelles à la sauce ricaine. Le problème, c’est que dès qu’il y a un tout petit peu de jugeote dans un film d’action à gros budget, un peu de social ou de politique, ça y est, les critiques s’emballent et gonflent ce petit rien d’intellect en un truc hyper-réfléchi…

Si vous pensez voir Johannesburg, ou quelque chose d’historique, Nelson Mandela, laissez tomber.

Si vous vous êtes déjà fait avoir avec Cloverfield, n’y allez pas.

Si vous ne voulez pas faire la queue, être entouré de geeks qui sentent la transe, n’y allez pas. (Elle est facile celle-là).

Si vous voulez voir des crevettes mixant Zoïdberg de Futurama et Prédator (sans le côté stylé), des fusils à la Alien (le vrai), une baston avec un robot tellement qu’il est bien qu’on peut rentrer dedans (cf Ironman), du pâté pour chats, alors, ce film est pour vous !

Sur ce, bah rien.

Ah si, rien à voir, j’aime bien ce mec jcrois (Kid Cudi, « Cleveland is the reason » sur l’album « A kid named Cudi »).

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