Alexandre Hinkis, peintre et décorateur à l’honneur

 

 

Il y a déjà plus d’un mois (à vrai dire presque deux…), j’ai été invitée au vernissage de l’exposition « Alexandre Hinkis », peintre-décorateur du 20ème siècle, à la Galerie de l’Escale à Levallois, en banlieue parisienne.

Comme je n’ai pas eu pris le temps de relayer jusqu’à maintenant cette exposition – qui n’a d’ailleurs duré qu’un petit mois – j’ai décidé de corriger cet oubli…avec un certain décalage spatio-temporel !

Dommage que la ville de Levallois soit plus connue pour son nombre record de caméras de vidéosurveillance installées au coin des rues (Big Brother rôde..), plutôt que pour ses expos découvertes audacieuses. Il est temps d’aller à contre-courant et de me faire le porte-voix d’une initiative culturelle positive conjointe de la ville et de la famille de l’artiste peintre Alexandre Hinkis, en l’occurrence ses deux filles Clara et Varvara.

L’exposition a le mérite de présenter une rétrospective des œuvres les plus représentatives du peintre Alexandre Hinkis. Son art a d’ailleurs évolué tout au long du 20ème siècle, marqué par différentes périodes, fruit de sa longue et prolixe carrière artistique.

Né en Russie en 1913, il étudie très jeune les Beaux Arts par vocation. En 1933, il émigre à Paris, où il sera l’élève de Fernand Léger, dont il tirera son emprunte gaie et colorée. Diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 1939, il suit en parallèle des cours d’architecture à l’école des  Beaux Arts. Il mène par la suite une carrière d’architecte-décorateur pour le cinéma, le théâtre et la télévision, qui le conduit notamment à réaliser des dessins et croquis sur le vif du monde du 7ème Art. Artiste peintre par passion, il enseignera par ailleurs l’histoire et la philosophie de la peinture contemporaine à l’actuelle FEMIS, célèbre école de cinéma.

Officier dans l’armée française pendant la 2nde guerre mondiale, il continue de peindre sur le front durant la Campagne d’Italie, et c’est de cette expérience qu’il fera émerger son fameux « vert émeraude ». Il recevra la Légion d’honneur et sa toile « La guerre » sera acquise par l’Etat français et exposé au Musée de Invalides.

Si Alexandre Hinkis de son vivant n’a jamais eu la renommée d’un Picasso ou d’un Matisse, ses tableaux font néanmoins aujourd’hui la joie de collectionneurs à travers le monde, en Russie, en Afrique, en Amérique et en Europe.

Portraits, paysages, scènes d’intérieur, son talent protéiforme s’exprime au travers d’une multitude de styles,  de matières et de couleurs : peinture à l’huile, pastel gras, aquarelle, graphite et sa couleur fétiche comme marqueur de contours, le vert émeraude…

Artistiquement parlant, Alexandre Hinkis connut deux périodes bien identifiées : une période expressionniste (paysages rappelant les peintures de Monet) et une période définie par lui comme « méta-classique », et selon laquelle « la forme est générée par le contenu même de l’œuvre » (notamment au travers de ses portraits).

N’ayant jamais attendu de revenu matériel de la peinture, considérée comme un art « désintéressé » par nature, sa carrière d’architecte-décorateur le rapproche d’un Chagall qui réalisa, lui aussi, de nombreux décors de spectacles.

Si la découverte de l’artiste peintre Alexandre Hinkis vous attire, vous pourrez retrouver les différentes facettes de son œuvre en suivant les liens référencés ci-dessous:

- Site personnel d’Alain Leberre

- Biographie de la BIFI

- Alexandre Hinkis ou le portrait du cinéma

J’ai tenté de mon côté de réunir quelques tableaux de la « période expressionniste » de l’artiste. Vous la trouverez illustrée en images, dans la gallerie ci-dessous  :

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 Je vous souhaite une très bonne découverte.

+ Yake +

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